Mi-décembre, j’ai profité d’un déplacement à Battambang pour le boulot, pour y rester un samedi et avoir une journée off en dehors de la capitale.
J’ai commencé à me détendre dès le vendredi soir, où j’ai pu bénéficié d’un massage un peu … énergique, et d’un délicieux pad thai dans un super resto, que je vous ferais découvrir si vous venez à Battambang.
Le samedi, j’ai loué une moto (manuelle !) et suis partie toute seule « à l’aventure » dans la campagne de Battambang. Première fois que je conduis ce type de moto, et je n’ai eu aucun problème et j’ai même fait des pointes à 50 km/h (waouh ! ). J’ai quand même dû avoir un petit cours de la part d’une collègue pour savoir comment gérer les pédales… Prochaine étape, la moto à Phnom Penh même, mais ça c’est une autre histoire.
J’ai commencé par aller visiter Ek Phnom à 15 km au nord-est de Battambang, où l’on peut voir un temple récent, assez joli, et un temple en ruine de la période angkorienne.
Ensuite, j’ai cherché pendant assez longtemps le temple de Samroung Knong, qui est malheureusement connu pour avoir été transformé en prison par les khmers rouges. J’ai tenté de prendre quelques chemins de terre, mais face à la campagne à perte de vue, j’ai bien dû faire demi-tour… Je suis tombée sur deux gamins tout mignons, qui devaient se demander ce que je pouvais bien faire là et qui ont fini par sourire quand je leur ai montré la photo que j’avais prise et que je leur ai dit deux mots en khmer.
Au bout d’une heure, je suis arrivée un peu par hasard au temple. Je suis d’abord allée voir le monument aux morts, le « wall of shadows » qui a été financé par les communautés cambodgienne réfugiées aux 4 coins du monde occidental. Un monument qui glace le sang devant la liste des exactions commises illustrées sur des bas-reliefs et les ossements empilés de quelques victimes. J’ai du mal à imaginer l’horreur que ça a dû être.
J’arrive ensuite au temple, anciennement transformé en prison et aujourd’hui inutilisé. Un nouveau temple flamboyant a été construit depuis, juste à côté.
J’ai fini ma journée sur des notes beaucoup plus gaies : Marie, la coordinatrice terrain de 1001 fontaines, m’a amenée à l’ouverture du bar à vin de palme d’une de ses amies. J’ai pu y siroter des cocktails (notamment un cocktail vodka-kahlua-espresso à tomber !) et assister au concert du groupe Krom (rouge en khmer), composé de deux musiciens australiens et de deux jeunes chanteuses khmers avec de très jolies voix.
Très sympa cette petite excursion !!! On a l’impression de voyager un petit peu avec toi !
Bisous de nous trois.
C’est génial ces moments où t’es perdu dans la cambrousse et que tu découvres de nouvelles choses. Ca avait l’air bien chouette cette petite aventure !